Louange à Allah
Certaines personnes ont soutenu que la Sunna ne constitue pas une source de
législation et elles se sont appelées les coranistes
; elles disent : nous avons le Coran devant nous et nous reconnaissons comme
licite ce qu’il déclare licite, et comme illicite ce qu’il juge comme tel.
Pour ces gens, la Sunna comprend des hadith apocryphes
attribués au Messager d’Allah. Ils continuent ainsi l’oeuvre
d’autres gens dont le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui)
nous a informé. En effet, Ahmad, Abou
Dawoud et al-Hakim ont rapporté
grâce à une chaîne sûre d’après Al-Miqdam que le Messager
d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Bientôt l’on verra »
un homme installé sur son pliant dire, après avoir entendu un de mes hadith,
« Nous ne devons nous référer qu’au livre d’Allah et nous devons juger
licite ce qui est y considéré comme tel et accepter comme illicite ce qui y
est déclaré illicite. » En vérité, ce que le Messager d’Allah (bénédiction
et salut soient sur lui) a interdit est comme ce qu’Allah a interdit. »
(al-Fateh al-Kabir,
3/438 et rapporté par at-Tarmidhi avec une légère différence et jugé par lui « beau
et authentique » : voir Sunan at-Tirmidhi
bi sharhi Ibn al-Arabi,
édition de Sawi, 10/132).
Ces gens-là ne sont pas de vrais partisans du Coran puisque le Coran a déclaré
dans près de 100 versets que l’obéissance au Messager (bénédiction et salut
soient sur lui) était obligatoire et a enseigné que l’obéissance au Messager
résulte de l’obéissance à Allah. À ce propos, le Très Haut dit : « Quiconque
obéit au Messager obéit certainement à Allah. Et quiconque tourne le dos...
Nous ne t' avons pas envoyé à eux comme gardien. » (Coran, 4
: 80).
Mieux, le Coran dont ils se réclament juge dépourvu de foi celui qui refuse
d’obéir au Messager (bénédiction et salut soient sur lui) et n’accepte pas son
jugement : «Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps
qu' ils ne t' auront demandé de
juger de leurs disputes et qu' ils n' auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé,
et qu' ils se soumettent complètement (à ta sentence). »
(Coran, 4 : 65).
Leur affirmation selon laquelle la Sunna comprend des hadith
apocryphes est rejetée parce que les ulémas de la Umma
ont déployé le maximum d’efforts pour débarrasser la Sunna de tout élément étranger
et ont considéré le moindre doute au sujet de la véracité de la version d’un
rapporteur ou la probabilité d’une confusion de sa part comme un motif justifiant
le rejet d’un hadith.
Les ennemis de la Umma ont attesté qu’il n’y a pas de communauté qui se soit
occupée de la vérification des chaînes des rapporteurs (de son patrimoine culturel)
et de ses informations, notamment celles attribuées au Messager d’Allah (bénédiction
et salut soient sur lui) comme la Umma.
Pour pouvoir appliquer un hadith, il suffit de vérifier qu’il est sûrement rapporté
du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui). Le Messager se contentait
dans la diffusion de son appel de l’envoi d’un seul compagnon, ce qui indique
que l’information apportée par une seule personne sûre doit être acceptée.
Et puis nous demandons
à ces gens-là où se trouvent les versets qui expliquent la modalité de la prière
et fixent le nombre des prières à cinq et déterminent les taux de la zakat
et exposent les détails des pratiques du pèlerinage et d’autres dispositions
que l’on ne peut connaître que grâce à la Sunna.
Encyclopédie juridique, 1/44.
Pour
connaître davantage d’arguments religieux indiquant que la Sunna est une source
de législation, voir la question n° 604.