Louanges à Allah
Premièrement,
nous demandons à Allah de vous raffermir dans sa religion, de vous redresser et
de vous inspirer la bonne conduite. Nous partageons votre joie de rejoindre
l'islam et de quitter les ténèbres de la mécréance pour retrouver la lumière de
la foi: «Dis : "[Ceci provient] de la grâce d'Allah de sa miséricorde;
Voilà de quoi ils devraient se réjouir. C'est bien mieux que tout ce qu'ils
amassent.» (Coran,10:58).
Deuxièmement, la présence de témoins est une condition de
validité dans le mariage. Sa déclaration en tien lieu puisqu'elle aboutit aux
mêmes effets. Voir la réponse donnée à la question n° 112112.
Troisièmement, le contrat de mariage peut être
correctement rédigé dans une langue autre que l'arabe, pourvu que les témoins
la comprennent puisque le témoin
témoigne en fonction de ce qu'il entend. S'il n'y comprend rien
, son témoigne n'est pas valide. Mais la déclaration du mariage se
substitue au témoignage, comme nous venons de le dire. Si le mariage a été
déclaré et qu'un groupe de musulmans en a été informés, le mariage est valide.
Quatrièmement, si le mariage est établie sans que la dot
soit précisée, le contrat reste valide et la femme méritera la dot versée
aux femmes de sa classe sociale.
On lit dans l'Encyclopédie juridique (39/151): «la dot
est obligatoire dans le mariage en vertu de la parole du Très haut: «A part
cela, il vous est permis de les rechercher, en vous servant de vos biens et en
concluant mariage, non en débauchés »
(Coran,4:24). On a fait dépendre la légalité du rapport intime de la précision
de la dot. La mention de la dot lors l'établissement du contrat de mariage
n'est pas une condition de validité de celui-ci car il peut se faire justement
sans la mention de la dot à l'avis unanime des jurisconsultes.» Voir la réponse
donnée à la question n° 111127.
Cinquièmement, on ne peut pas justement épouser une femme
sans l'intervention de son tuteur légal, en vertu de la parole du Prophète
(bénédiction et salut soient sur lui): «pas de mariage sans un tuteur légal»
(rapporté par Abou Daoud,2085) et par d'autres et jugé authentique par
al-Albani dans Sahihi Abou Daoud. Si on
ne dispose pas d'un tuteur légal ou si on a affaire à un tuteur disqualifié,
c'est l'autorité locale ou son représentant qui s'occupe de l'établissement du
mariage. A défaut, c'est le directeur du centre islamique local ou l'imam de la
mosquée ou un uléma. A défaut de toux ceux-là, un musulman juste établit le
mariage avec la permission de la femme.
Les ulémas de la Commission Permanente disent : «Si la
femme n'a pas un tuteur légal musulman, proche ou étranger, le directeur du
centre islamique local s'occupe de l'établissement du mariage puisqu'il peut
remplacer le tuteur légal dans le cas de ces gens-là, compte tenu de la parole
du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui): «L'autorité publique tient
lieu de tuteur légal pour celui qui n'en a pas.» Or le directeur du centre
exerce une autorité dans son domaine en l'absence de cadis musulmans.» Fatawa de la
Commission Permanente (3/387).
Il semble que votre mariage est correctement établi car
l'homme qui l'a établi peut exercer la tutelle légale pour vous puisque vous
n'en avez pas. Il aurait été préférable cependant que le directeur du centre
islamique de votre ville s'en charge. Pour davantage d'informations, se référer
à la réponse donnée à la question n° 48992.
Sixièmement, le Groupe Tabligh
est l'un des groupes islamiques actifs sur le terrain islamique. Il a déployé
de louables efforts dans la prédication. Cependant, il fait l'objet de réserves
d'ordre dogmatique, scientifique et sur la pensée. Se référer aux réponses
données à la question n° 8674, la
question n° 39349 et la question
n° 47431. Le fait pour le mari de
vous abandonner au cours des premiers jours du mariage pour aller sortir avec
eux est un comportement qui ne convient pas. Mais il faut avoir une bonne
opinion de lui car le fait pour lui de sortir avec eux après seulement deux
jours du mariage indique que l'homme se préoccupe sérieusement de l'Appel à
Allah.
Septièmement, l'organisation d'une cérémonie de mariage
n'est pas une condition de validité du mariage; qu'elle puisse se dérouler
normalement ou pas, elle n'a aucune incidence sur la validité du mariage;
Cependant, elle ne doit pas être accompagnée des manifestations condamnables
pourtant fréquentes dans les cérémonies de mariage, comme les chansons
scabreuses, la musique, la mixité et l'exhibitionnisme, etc.
Huitièmement, le fait pour votre mari de souffrir de
problèmes d'éjaculation ou d'avoir de faibles chances de procréer ou de
disposer d'une faible capacité de satisfaire sexuellement sont des problèmes
soignables qu'il peut exposer à un médecin spécialiste.
Nous vous conseillons de rester patiente, de faire preuve
de longanimité et de sagesse dans la prise de décision. Vous traversez des
circonstances qui ne favorisent pas une réflexion dans le sens de se séparer de
lui. S'il était possible de faire appel à l'intermédiation de l'imam de la
mosquée qui a témoigné de votre mariage ou un autre musulmans parmi ceux qui
sont dignes de confiance et imbu du savoir et capables d'orienter votre mari
vers ce qu'il faut faire dans le cadre du bon ménage et du respect des droits y
relatifs, ce serait bien.
Nous demandons à Allah de vous réunir dans le bien et de
bien consolider votre union.
Allah le sait mieux.