Louanges à Allah
Premièrement,
l'achat de biens par l'intermédiaire de la banque revêt deux formes. La première
limite le rôle de la banque au financement. Elle prête au client le prix du
bien à acquérir ou paye à sa place et perçoit en retour le montant du prêt
assorti d'intérêts. Si, par exemple, le bien coûte 1000, la banque perçoit
1200 par mensualités. Cette forme est interdite. Car elle implique un prêt
assorti d'un intérêt. C'est l'usure. La deuxième forme consiste à ce que la
banque achète directement le bien et le revend au client à un prix supérieur
au prix d'acquisition mais à payer à terme. Cette forme ne fait l'objet d'aucun
inconvénient. C'est ce qu'on appelle « vente au profit de celui qui a fait
commander le bien» La banque ne peut conclure la vente avec le client qu'après
avoir acheté le bien. Car il est certainement interdit (en islam) de vendre
ce que l'on ne possède pas encore. La banque peut exiger du client une promesse
d'achat à exécuter après la réception de l'objet. Mais cette promesse ne lie
pas le client. Cela étant, si la banque veut acheter la maison pour la revendre
par mensualités, cela ne fait l'objet d'aucun inconvénient. Si, au lieu de
l'acheter, elle veut vous donner le prix ou payer à votre place et récupérer
le montant en plus d'un intérêt, voilà l'usure. Vous n'êtes pas sans savoir
la grave menace dont elle fait l'objet.
Deuxièmement, le besoin de vos frères d'acquérir
un logement, comme vous le dites, ne constitue pas une contrainte justifiant
l'acceptation de l'usure. Car on peut recourir à la location.
Voir la réponse donnée aux questions n° 94823
et 85197.
Allah le sait mieux.